C’est une avancée majeure dans le développement de réservoir de type IV.5 en composite thermoplastique. Au sein du projet Arhystote, financé par l’Etat dans le cadre de France 2030 et opéré par l’Ademe, le Cetim vient de démontrer une résistance à la pression de 1675 bar sur un réservoir de 62 litres avec une masse totale de 43 kg.
Au cœur de la stratégie R&D du Cetim sur les composites, ces réservoirs suscitent l’intérêt de nombreux acteurs par leurs principaux atouts : un matériau thermoplastique plus tenace et donc plus tolérant à l’endommagement laissant entrevoir, à terme, des durées de vie étendues et des modes de ruine plus sains ; des opportunités d’architectures innovantes mixant plusieurs procédés de fabrication pour réduire la masse de composite et accélérer les vitesses de production ; des capacités de soudage du composite sur son liner réduisant les temps de décontamination, ou encore le potentiel de recyclage du réservoir lors de son retrait du service.
Fabriqués au Technocampus Composites, à Bouguenais, sur la machine d’enroulement filamentaire assisté par laser HySpide TP, ces réservoirs conformes aux requis réglementaires pour opérer à 700 bar, constituent une démonstration inédite à l’échelle mondiale pour cette technologie avec une telle combinaison de pression, de volume et de rendement de composite TP. Ce résultat se traduit par un index gravimétrique (masse d’hydrogène stockée sur la masse totale du système) de 5,7 % pour ce volume de 62 litres et présage d’un index à 6,8 % pour sa version 120 litres. Il met en lumière les travaux de R&D menés ces dernières années, contribuant à la montée en maturité de toute la chaîne de développement, comprenant les méthodes de caractérisation, les mises au point de méthodologies et d’outils de dimensionnement tels que la solution Optitank développée par le Cetim, ainsi que la fiabilisation de la fabrication (chauffe, consolidation, vitesses de dépose, trajectoire).
Ce résultat très encourageant permet d’engager les phases d’essais complémentaires dans le cadre du projet. Il marque par ailleurs une étape clef vers le développement de solutions de stockage hydrogène plus légères, plus sûres, recyclables et industrialisables à grande échelle répondant aux enjeux de la mobilité lourde, de l’aéronautique, du spatial ainsi qu’aux infrastructures de distribution et de stockage d’hydrogène à haute pression.
Retrouvez plus d’informations sur le projet Arhystote et sur le procédé HySpide TP sur notre site.
Partenaires du projet Arhystote : AGCO-SAS, CETIM, RAIGI, IPC, OLIKROM
Ce projet a été financé par l’Etat dans le cadre de France 2030 opéré par l’ADEME.
