Note de veille - Hydrogène : le transport routier dans la course à la transition énergétique

Créé le : 13/12/2019

« L’industrie européenne doit avoir un pied dans la batterie électrique, un autre dans la pile à combustible à hydrogène », affirme Valérie Bouillon-Delporte. La directrice de la stratégie hydrogène de Michelin pointe le risque d’être doublé sur ces marchés par la Chine.

« Cessons d’opposer électricité et hydrogène : la mobilité a besoin des deux. On s’oriente vers une combinaison des solutions, chacune étant plus adaptée à certains usages. » Ainsi, l’hydrogène sied aux poids-lourds (poids de la batterie, temps de recharge et autonomie permise).

Le constructeur sud-coréen Hyundai livrera, d’ici à 2025, 1 600 camions à hydrogène à la Suisse, où un partenariat le lie à H2Energy, spécialisée dans la production d’hydrogène renouvelable. Dans un pays qui applique depuis 2001 une redevance sur le trafic des poids-lourds, « l’emploi de véhicules zéro émission ferait économiser 89 200 € par an à l’acteur de la grande distribution Coop ». En France sont d’abord visées les flottes captives, dont celles de la logistique. 33 stations de recharge en ville (dont Paris) et à leur périphérie, sont prévues. « Sur les véhicules lourds, les professionnels ne comparent pas l’hydrogène à l’électricité mais au gazole », rappelle Maïder Freunten, directrice de la branche hydrogène vert d’Akuo.

Cette note cherche à montrer que les applications hydrogène appliquées aux véhicules lourds sur route (tracteur de poids-lourds, bus, camions-benne, etc.) dont le marché est en pleine effervescence, seront sans doute transférés ensuite à des applications « hors route ».