
Dans le but d’alimenter en données réelles les simulateurs de conception de produits ou d’estimer la durée de vie des pièces, de maîtriser l’état de contraintes résiduelles dans les différentes étapes de fabrication, d’éviter les reprises de déformation et d’anticiper les dégradations des composants en exploitation, plusieurs solutions existent – diffraction des rayons X, perçage incrémental, méthode du contour – afin d’aider les industriels dans cette démarche. Cependant, ces solutions présentent toutes des inconvénients en termes de coût, de temps, de perte de matière et entraînent bien souvent la destruction de la pièce. Afin d’y remédier, le CETIM a engagé des travaux ayant démontré la faisabilité des méthodes de contrôle non destructif (CND) pour des cas relativement simples de type galets et barreaux cémentés et rectifiés, soudures arasées. Les derniers travaux entrepris se sont orientés vers des cas plus industriels. L’étude (9Q501) ici présentée porte sur le développement de solutions CND – ultrasonores et électromagnétiques : méthodes 3MA et bruit Barkhausen (BB) – afin de compléter les analyses destructives et même, dans certains cas, de s’y substituer.
Auteurs : Hélène PETITPRÉ, Patrick BOUTEILLE et Romain HODÉ du Cetim