Jusqu’à 35 % de gain de productivité et près de 10 % d’énergie consommée en moins sur la phase de séchage : dans un contexte de hausse durable des coûts énergétiques et de pression accrue sur les cadences, le procédé de peinture liquide en mouillé sur mouillé permet de raccourcir les cycles sans modifier fondamentalement les équipements existants. Des gains qui ne peuvent être obtenus qu’au prix d’une mise en œuvre rigoureuse et d’un compromis assumé au niveau de l’aspect dans les secteurs les plus exigeants, comme le souligne l’ouvrage « Application de peinture liquide en mouillé sur mouillé (WET on WET) » (9Q540), livrable du Projet Stratégique sectoriel Traitement de surface et Environnement publié dans la collection Performances.
Déjà éprouvé de longue date dans l’automobile, le procédé WET on WET est aujourd’hui envisagé dans toute l’industrie, en particulier pour des pièces massives ou de grande surface, dont les temps d’application et de montée en température pénalisent les cadences. Son principe repose sur l’application d’une finition directement sur un primaire non totalement séché, en respectant un état d’évaporation suffisant avant recouvrement. Les gains de productivité sont générés par la suppression du séchage et du refroidissement intermédiaires. Les économies d’énergie sont liées à la réduction du fonctionnement des fours et des ventilations lors de cette étape, sans remettre en cause l’étuvage final.
Il y a toutefois de fortes contraintes : la réussite de l’application dépend fortement du couple primaire/finition et de l’ajustement de la formulation, notamment de la balance solvant. Limité à deux couches, le WET on WET impose une maîtrise rigoureuse des épaisseurs de primaire (entre 60 et 80 µm). Plus délicat à piloter qu’une méthode conventionnelle, il expose à des risques accrus de non-qualité – piqûres, bullage, frisage, perte d’adhérence – en cas de rétention de solvants ou d’eau.
L’ouvrage « Application de peinture liquide en mouillé sur mouillé (WET on WET) » (9Q540) est disponible sur notre site, rubrique Mécathèque.