Maîtriser les propriétés des tôles avant emboutissage est indispensable pour sécuriser la mise en forme des aciers avancés et limiter les rebuts. Face à la variabilité des nuances et aux exigences de production zéro défaut, les contrôles destructifs ponctuels montrent leurs limites. La note de veille « Contrôle non destructif des tôles avant formage : méthodes in-situ et perspectives industrielles » dresse un panorama des technologies disponibles ou émergentes.
La dureté portative, via l’essai Leeb ou le duromètre UCI, fournit rapidement une valeur liée à la résistance mécanique, sous réserve de maîtriser l’état de surface. Pour un suivi en ligne, les courants de Foucault, validés par des approches multi-fréquences corrélées à la microdureté Vickers, permettent de cartographier la dureté le long d’une bande après étalonnage.
Les ultrasons sans contact, par EMAT ou laser-ultrasons, informent sur la texture et l’anisotropie. Un démonstrateur industriel sur train à bandes d’acier a ainsi mesuré en continu la taille de grain des bobines en sortie de laminoir. Les méthodes micromagnétiques s’implantent du laminoir à l’atelier d’emboutissage. Le bruit de Barkhausen permet de détecter des zones surchauffées lors du meulage d’engrenages. La technologie 3MA combine plusieurs mesures micromagnétiques pour établir, après calibration, une signature directement reliée aux propriétés mécaniques. Des équipements industriels sont déjà utilisés pour détecter plus tôt des défauts invisibles au contrôle classique et réduire ainsi les rebuts.
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