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Traitement thermique dans l'automobile : le CQI-9 ne passera pas !
Le CQI-9 est le référentiel qualité rédigé en mars 2006 par l’AIAG (Automotive Industry Action Group), sur lequel devraient s’aligner toutes les entreprises de traitement thermique œuvrant pour l’industrie automobile américaine. Les applicateurs français le jugent incomplet et inadapté.
L’application du CQI-9 est une exigence des constructeurs américains : Ford, General Motors et Chrysler qui disposent de sites de production en Europe. Ils ont demandé à certains traiteurs à façon français de procéder à une auto-évaluation, ou de s’auditer sur la base de ce référentiel. Or l’industrie européenne est nettement en avance pour ce qui concerne les normes qualité, comme pour la formation du personnel…
En appliquant ce référentiel à la lettre, l’industrie du traitement thermique serait revenue du système de management qualité auquel l’Europe souscrit depuis le milieu des années 1980, vers le simple contrôle qualité qui fut la première étape de la maîtrise de la qualité.
De plus, les exigences du CQI-9 ne correspondent pas aux méthodes actuelles de travail de l’industrie européenne du traitement thermique. Ainsi, aucune souplesse n’est acceptée pour l’application de procédés émergents comme le traitement sous vide peu répandu aux États-Unis, mais bien connu en Europe.
Pour les acteurs de la profession, ce référentiel n’apporte rien, bien au contraire. Son respect engendrerait des coûts prohibitifs, jusqu’à 150 000 voire 200 000 euros par site, et ce, pour un retour commercial peu évident. La situation actuelle des constructeurs américains n’incite d’ailleurs pas à suivre leurs recommandations.
Un document de substitution est élaboré tenant compte des pratiques nationales.
À lire dans Cetim Infos n°208 à paraître prochainement.
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